Bague de Fiancailles - Les fiancailles - Definition 
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Les Fiançailles

Définition

Tiré du latin 'confiare' qui signifie confier à, les fiançailles sont pour un couple une déclaration d'intention de mariage. Le terme de fiançailles désigne le jour de cette déclaration, ainsi que le temps qui sépare ledit jour de celui du mariage. Ce n'est pas forcément un acte religieux, et une bague de fiançailles matérialise souvent cette décision.

Le Code civil français de 1804 n'envisage pas les fiançailles. Une promesse de mariage serait contraire à la liberté de (ne pas) se marier. Jusqu'à ce que le mariage soit prononcé, les futurs époux gardent donc l'entière liberté de ne pas se marier, les fiançailles ne créent aucune obligation de se marier. Les fiançailles sont un fait juridique, donc, elles se forment sans conditions, ni aucune déclarations.

Dans la tradition

En général, c'est une promesse de mariage pour un mariage environ un an après.
Les fiançailles ne sont pas nécessairement un acte religieux. Nombre de personnes non croyantes pratiquent ce rite, souvent devenu une tradition familiale.
Les fiançailles donnent souvent lieu à une fête pour laquelle les deux familles se rassemblent.

Mariage Catholique

Les fiançailles constituent une étape vers le mariage. Elles marquent le démarrage d'une réflexion du couple vers l'engagement définitif. Cet engagement se fait traditionnellement devant les familles et peut donner lieu à une bénédiction selon un rituel établi. Cette bénédiction peut avoir lieu durant une Messe à laquelle participent les familles de l'un et de l'autre. Elle peut également être donnée pendant un office dans une communauté paroissiale avec ou sans la participation de la famille des fiancés.
C'est après ce premier pas vers le mariage, que les nouveaux fiancés envisagent une préparation au mariage catholique.

Mariage Protestant

Les protestants ne considèrent pas le mariage comme un sacrement mais plutôt comme un engagement devant Dieu. En se mariant, le couple protestant demande la bénédiction du tout puissant. Durant la cérémonie du mariage, on lit des textes saints et des prières. Il est beaucoup question de consentement mutuel et des devoirs que l’homme et la femme ont l’un envers l’autre. A la fin de cette célébration les mariés et leurs témoins signent un registre et le pasteur leur fait don d’une bible.

Mariage Orthodoxe

A l’inverse des protestants, les orthodoxes considèrent le mariage comme un sacrement. Pour eux, l’étape des fiançailles est capitale. Contrairement à la majorité des autres communautés, chez les orthodoxes les fiançailles se célèbrent le même jour que le mariage. La cérémonie des fiançailles se fait au fond de l’église et se poursuit directement par le mariage devant l’autel. Le pope célèbre la messe « chantée », la musique instrumentale étant interdite aux offices. Pendant la cérémonie du mariage, l’homme et la femme sont couronnés en souvenir des martyrs et des témoins du Christ. Ensuite se fait la bénédiction des alliances et les deux fiancés s’échangent l’anneau symbolique. Dans la tradition orthodoxe, se marier est un acte spirituel important et le couronnement des époux est une promesse d’aller au Paradis.

Mariage Juif

Dans la religion judaïque, le mariage est fortement réglementé. En effet, les pratiques rituelles sont nombreuses et la tradition est présente à chaque étape. Pour le peuple juif, le mariage est un évènement fondamental dans la vie de chaque être. La manière dont vous préparez votre mariage conditionne votre vie à deux.

Au sens judaïque, le mariage est un acte religieux de sanctification et d'élévation. Devant l'éternel et la communauté d'Israël, un homme et une femme acceptent de vivre ensemble dans l'amour et le respect mutuel. Ils prennent aussi l’engagement de fonder une famille et de transmettre à leur descendance les valeurs traditionnelles. Le couple est alors comparé à un autel de sainteté. Tous ces rites expriment à l'aide de gestes, de symboliques et de versets, le sens profond de l'union d'un homme et d'une femme. Le couple juif doit aussi se plier à un certain nombre d'obligations qui se créent automatiquement entre les époux. Ces obligations relèvent notamment de la pratique religieuse, des obligations morales et des obligations pour l'homme de protéger sa femme. Selon la loi juive, trois devoirs incombent au mari : nourrir et vêtir sa femme et la satisfaire au niveau des rapports conjugaux. Pour que deux personnes juives se marient, ils doivent d’abord faire de nombreuses démarches même s’ils ont décidé de ne pas se marier religieusement dans leur pays de résidence (certaines personnes décident d’aller se marier ailleurs). Ces démarches sont requises pour reconnaître devant la loi juive que les deux personnes sont aptes à se marier. Pour célébrer un mariage juif, il faut aussi que les deux personnes prouvent leur judéité. Pour cela, le rabbin examine leurs extraits d'acte de naissance, l’acte de mariage des parents (appelé kétouba), le livret de famille des parents et le livret de famille des mariés.

Le rabbin qui va officier lors de la cérémonie doit être contacté environ trois mois avant le jour J. Avant le mariage, un couple juif doit suivre plusieurs cours qui portent sur la vie de couple. Ces cours, donnés par des personnes reconnues pour leur piété, visent à éclairer les deux fiancés sur les questions de la pureté familiale (Niddah), l’éducation des enfants ainsi que de beaucoup d’autres choses qui leur seront utiles pour les débuts de leur vie à deux. Dans la religion juive la question de la Niddah est très importante. Environ deux mois avant la cérémonie, les deux époux doivent étudier dans le détail et auprès d’un rabbin ces lois. Il s’agit de règles qui régissent les rapports entre la mari et la femme et séparément. Quand le cycle des cours obligatoires est terminé la jeune femme est autorisée à se rendre, la veille de son mariage, au bain rituel (Mikvé). Les juifs d’Afrique du nord ont pour coutume de faire de cette soirée une véritable fête. Les femmes (souvent les plus proches) se retrouvent au Mikvé et célèbrent cette soirée. Ils mangent des gâteaux orientaux, boivent du thé, dansent et chantent pendant que la mariée se trempe dans le bain rituel et prononce une bénédiction.

Selon la tradition juive, l’alliance doit être d'argent ou d'or pur. Sa forme doit permettre d'en évaluer le poids. Ce bijou doit être la propriété personnelle effective et déjà payée de l’homme et non pas une bague qui serait déjà celle de la jeune femme ou de quelqu’un de sa famille.

 

Le marié doit prononcer une bénédiction. Si les deux ou l'un des deux ne comprend pas l'hébreu, l’homme peut le dire dans sa langue car il faut absolument comprendre tous les termes de l’engagement. Au terme de cette prière, l’époux fait don de l’alliance dans un contact direct de main à main, et sous le regard des deux témoins présents (la façon de donner ou mettre sur le doigt peut varier selon les communautés). A partir du moment où la mariée reçoit cette bague, elle ne doit en aucun cas l’ôter. Elle n’est pas non plus en droit de dire un mot. Généralement la bague est placée sur l'index de l’épouse qui tend le doigt et le montre.

Le saviez-vous ? (Croyances et autres coutumes populaires…)

L’expression « Mariage pluvieux, mariage heureux » nous vient d’Inde. En effet, ils avaient coutume de dire cela pour signifier que lorsqu’il pleut pendant un mariage c’est un signe de chance car le ciel pleure de joie.

En Italie, le jour de la cérémonie, le marié a coutume de glisser une pièce en argent dans la poche de son costume pour éloigner les mauvais esprits.

Coutume propre à toutes les communautés : la mariée doit porter, le jour de son mariage, une robe de couleur blanche. Cela symbolise la pureté, l’innocence et la virginité. Le bleu, le rose, l’or et l’argent sont aussi de bons augures.

En Grèce, les convives, lors de la fête, jettent et cassent des assiettes sur la piste de danse pour symboliser la joie et la constance dans le mariage.

Surtout aux Etats-Unis, on a coutume de dire que la jeune femme doit porter, le jour de la cérémonie, quelque chose de neuf, quelque chose de vieux, quelque chose d’emprunté et quelque chose de bleu. Si cette tradition n’est pas observée on dit que l’échec guette l’union.

En Sicile, les « mamas italiennes » n’en finissent plus de couver leurs enfants ! Deux jours avant le mariage, les deux mères viennent faire leur lit et prennent le soin de glisser quelques pièces de monnaie sous leur oreiller en signe de chance et de prospérité.

Les suédois et les danois, eux, remplissent leurs poches d’herbes aromatiques pour provoquer la chance.

Quelques traditions ancestrales…

Dans le temps, on mettait du sel dans la poche du costume du marié et dans les chaussures de la mariée afin d’éloigner le mauvais sort.

La jarretière est toujours d’actualité et les jeunes mariées des années 2000 continuent de la porter : au cours du repas on la lui enlève et un garçon d’honneur la place dans la chaussure de la jeune femme pour faire la quête.

Dans les pays d’Afrique du nord et plus précisément au Maroc, le henné est une tradition incontournable. Dilué avec du parfum, le henné est appliqué au creux de la main gauche des époux et des jeunes filles à marier. Cette coutume a pour but de porter chance aux mariés et d’aider les jeunes filles célibataires à trouver un mari. Dans ces pays, le henné évoque la séduction et la magie.

Pour les catholiques en particulier, le gâteau de mariage symbolise la fertilité et la bonne fortune. Du temps des romains, une tranche de ce gâteau, émietté au-dessus du jeune couple devait lui porter bonheur. La mariée devra aussi conserver un morceau, symbole que son mari lui sera fidèle.

Dans la tradition juive, le soir de la fête, les mariés sont installés sur des chaînes et soulevés. On chante et on danse, on les promène un peu sur la piste. Cette coutume a pour but de témoigner la joie des convives mais aussi de leur porter chance et de célébrer leur amour.

Croyances et superstitions…

Dans le temps, pour que l’homme conserve son autorité sur la femme, on lui conseillait de poser son pied sur la traîne de sa robe. Cet acte était conseillé au moment de la bénédiction des alliances c'est-à-dire quand les deux époux s’engagent réellement.

Il est dit que celui qui perd son alliance est présagé de mort. On dit aussi que cela menace le couple de séparation. Au cas où cela se produit, il faut que le mari rachète une alliance à son épouse et renouvelle ses vœux. Cette mésaventure est arrivée au grand Sigmund Freud qui a dit: " En ton âme et conscience dis-moi si, jeudi dernier à onze heures, tu m'aimais moins ? "

Lorsque les futurs époux se rendent chez le bijoutier pour choisir leurs alliances ils ne doivent pas les essayer. En effet, l’homme et la femme donneront leur mesure et attendront la bénédiction pour la porter et la montrer.
Il y a longtemps, les Anglais conseillaient aux jeunes filles de glisser sous leur oreiller une alliance pour rêver de leur futur mari.

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